AGRI-EQ-108 : Dispositif de Stockage d’Eau pour Serre Bioclimatique

AGRI-EQ-108 : Dispositif de Stockage d’Eau pour Serre Bioclimatique

AGRI-EQ-108 : Dispositif de Stockage d’Eau pour Serre Bioclimatique

L’opération AGRI-EQ-108 concerne l’installation d’un dispositif de stockage d’eau dans une serre bioclimatique. Ce dispositif capte l’énergie solaire durant la journée et la restitue la nuit pour stabiliser la température de la serre, permettant ainsi de bénéficier de Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).

Introduction au AGRI-EQ-108

L’opération AGRI-EQ-108 s’applique aux serres agricoles (maraîchères et horticoles) chauffées ou non, neuves ou existantes. Elle implique la mise en place d’un système de stockage d’eau qui capte la chaleur solaire, améliorant ainsi l’isolation thermique et réduisant les besoins énergétiques pour le maintien d’une température stable dans la serre【461†source】.

Critères d’Éligibilité pour le AGRI-EQ-108

Pour être éligible au AGRI-EQ-108, le dispositif de stockage d’eau doit respecter les critères suivants :

  1. Installation par un professionnel : La mise en place doit être réalisée par un professionnel qualifié.
  2. Capacité Minimale de Stockage :
    • La capacité de stockage d’eau doit être d’au moins 60 litres par m² de surface de serre.
    • Le stockage peut être réalisé avec différents types d’unités :
      • Fût (max. 250 litres),
      • Jerrican (max. 50 litres),
      • Gaine plastique (max. 40 cm de hauteur et 1 m de large).
  3. Utilisation de l’Eau : Le dispositif doit uniquement servir à capter l’énergie solaire, et non pour l’irrigation ou la ferti-irrigation.
  4. Disposition dans la Serre :
    • Le dispositif doit être installé le long du mur Nord si la serre est orientée Est-Ouest (avec une tolérance de ±25°),
    • Ou bien sous les gouttières, sous les tablettes de culture, ou le long des rangs de culture.
    AGRI-EQ-108 : Dispositif de Stockage d’Eau pour Serre Bioclimatique
  5. Isolation Thermique de la Serre :
    • La serre doit être isolée au minimum au niveau de la couverture par un isolant tel que : double paroi gonflable, double vitrage, polycarbonate alvéolaire, paroi verre à faible émissivité, écran thermique ou voile type P17/P30【461†source】.
LIRE AUSSI  Prix du kWh cumac : cours, évolution et barèmes 2026

Durée de Vie Conventionnelle

La durée de vie conventionnelle pour un dispositif de stockage d’eau sous AGRI-EQ-108 est de 10 ans【461†source】.

Montant des Certificats d’Économies d’Énergie pour le AGRI-EQ-108

Les certificats d’économies d’énergie sont calculés en fonction de la surface de la serre équipée du dispositif de stockage d’eau. La formule appliquée est :

[
text{Certificats en kWh cumac} = 390 times S
]

où :

  • S est la surface de la serre équipée【461†source】.

Exemple de Calcul pour les Certificats d’Économies d’Énergie

Pour une serre de 1 500 m² équipée d’un dispositif de stockage d’eau, le calcul des certificats serait :

[
text{Certificats en kWh cumac} = 390 times 1 500 = 585 000 text{ kWh cumac}
]

Étapes pour Valider l’Opération AGRI-EQ-108

Pour bénéficier des certificats sous le dispositif AGRI-EQ-108, les étapes suivantes doivent être suivies :

  1. Acceptation du devis : L’exploitant agricole doit accepter le devis pour s’engager dans l’opération.
  2. Installation par un professionnel : Le dispositif doit être installé par un professionnel qualifié pour garantir la conformité.
  3. Preuve de réalisation et certification : Fournir les documents relatifs à l’installation, incluant le type et la capacité de stockage, la disposition dans la serre, et le type d’isolant utilisé.
  4. Suivi de performance : Assurer la conformité des installations pour garantir la performance thermique et les économies d’énergie attendues【461†source】.

Avantages du Dispositif de Stockage d’Eau sous AGRI-EQ-108

  • Efficacité énergétique accrue : Le stockage d’eau capte l’énergie solaire le jour et la restitue la nuit, réduisant ainsi les besoins de chauffage.
  • Conditions de culture améliorées : La régulation thermique permet de maintenir un environnement stable pour les cultures, favorisant la croissance.
  • Impact écologique réduit : En optimisant la consommation d’énergie pour le chauffage, ce dispositif contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
LIRE AUSSI  AGRI-TH-102 : Dispositif de Stockage d'Eau Chaude pour Serres Horticoles

Questions Fréquemment Posées (FAQ)

1. Quels types de serres sont éligibles au AGRI-EQ-108 ?
Les serres maraîchères et horticoles, neuves ou existantes, sont éligibles pour cette opération.

2. Quelle est la durée de vie conventionnelle des dispositifs de stockage sous AGRI-EQ-108 ?
La durée de vie conventionnelle est de 10 ans.

3. Comment est calculé le montant des certificats ?
Le montant dépend de la surface de serre équipée, avec un coefficient de 390 kWh cumac par m².

4. Est-il obligatoire d’utiliser un professionnel pour installer le dispositif ?
Oui, l’installation doit être réalisée par un professionnel qualifié pour garantir la conformité et l’éligibilité aux CEE.

5. Quelles informations doivent être fournies pour la preuve de réalisation ?
La preuve doit inclure la capacité de stockage, le type d’isolant utilisé dans la serre, et la disposition du dispositif dans la serre【461†source】.

Que finance la fiche AGRI-EQ-108 ?

Elle finance le stockage d’eau en serre bioclimatique : l’eau capte l’énergie solaire le jour et la restitue la nuit, stabilisant la température sans chauffage.

Comment fonctionne une serre bioclimatique ?

Des réservoirs d’eau jouent le rôle de masse thermique : ils accumulent la chaleur solaire en journée et la libèrent la nuit, lissant les écarts de température.

Ce dispositif est-il aidé ?

Oui, via une prime CEE, pour les exploitations agricoles équipant leurs serres, selon les conditions de la fiche.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest
A PROPOS
LOGO GC2E 1
Groupe Certificat Economie Energie

57 rue du Président Edouard Herriot  69002 LYON
Tel : 04 81 65 18 18 – Email : contact@gc2e.fr

ARTICLES RECENT
Copropriété : les diagnostics techniques du bâtiment, obligations et responsabilitésGérer un immeuble en copropriété implique un suivi technique bien plus lourd qu’une maison individuelle. Au fil des réformes, le législateur a multiplié les obligations qui pèsent sur le bâtiment lui-même, en plus de celles attachées à chaque lot lors d’une vente ou d’une location. Pour un syndic, un conseil syndical ou un copropriétaire qui veut comprendre où va l’argent des charges, faire le tri entre ces expertises est indispensable. Caption Deux niveaux d’obligations à ne pas confondreLa première source de confusion, c’est le mélange entre ce qui relève du lot et ce qui relève de l’immeuble. Quand un copropriétaire vend ou loue son appartement, il doit fournir un dossier de diagnostics propre à son logement, à ses frais. En parallèle, la copropriété dans son ensemble porte des obligations collectives, commandées par le syndic, votées en assemblée générale et financées par le budget commun. Ce sont deux budgets distincts, deux responsabilités distinctes, et c’est souvent là que naissent les tensions au moment d’une transaction.Le diagnostic technique global et le plan pluriannuelParmi les obligations collectives montées en puissance ces dernières années, le diagnostic technique global occupe une place centrale. Il dresse un état de santé du bâti, évalue les travaux à prévoir sur le moyen terme et sert de base à la construction d’un plan pluriannuel de travaux. Ce plan, désormais imposé progressivement selon l’ancienneté et la taille de l’immeuble, oblige la copropriété à anticiper plutôt qu’à subir les urgences. Pour un acquéreur potentiel, c’est une mine d’informations : un immeuble doté d’un plan sérieux et provisionné vaut mieux qu’un immeuble qui découvre ses problèmes au coup par coup.L’amiante dans les parties communesPour les immeubles dont le permis de construire est antérieur à juillet 1997, le dossier technique amiante des parties communes doit être établi et tenu à jour. Il recense les matériaux susceptibles de contenir de l’amiante et définit les mesures de suivi. Ce document engage la responsabilité de la copropriété, et son absence peut bloquer ou ralentir des travaux, voire une vente.L’état des installations communes et la sécuritéÀ côté de l’amiante, d’autres contrôles rythment la vie de l’immeuble. Les installations électriques et de gaz des parties communes, les ascenseurs, les systèmes de sécurité incendie font l’objet de vérifications périodiques dont le syndic doit garder la trace. Ces contrôles ne relèvent pas tous du champ des diagnostics immobiliers au sens strict, mais ils participent du même effort de suivi technique, et un acquéreur averti demandera volontiers à consulter les derniers rapports. Une copropriété capable de présenter un historique clair de ces vérifications inspire immédiatement confiance.La performance énergétique collectiveLe sujet le plus stratégique aujourd’hui reste l’énergie. Le diagnostic de performance énergétique collectif s’impose à un nombre croissant de copropriétés, selon un calendrier échelonné. Il donne une vision d’ensemble de la consommation de l’immeuble et prépare les grandes décisions de rénovation. Un mauvais classement collectif annonce des travaux d’isolation ou de changement de système de chauffage, donc des appels de fonds à venir. Anticiper ce diagnostic permet d’étaler la réflexion et de saisir les aides disponibles au bon moment.Ce que ça change au moment d’une venteLe point de friction le plus courant se joue lors d’une vente. L’acquéreur, désormais mieux informé, réclame les documents relatifs à l’immeuble que le vendeur n’a pas toujours sous la main, car ils sont détenus par le syndic. Solliciter le syndic en amont de la mise en vente fait gagner des semaines. Ce panorama complet des obligations liées au diagnostic immobilier en copropriété aide à distinguer ce qui relève du lot de ce qui relève des parties communes, et à préparer un dossier complet.Anticiper, toujoursAu fond, la logique est la même pour toutes ces expertises : mieux vaut les programmer sereinement, dans le cadre d’une gestion prévoyante, que de les découvrir dans l’urgence d’une transaction ou d’un sinistre. Une copropriété qui tient ses diagnostics à jour protège la valeur de tous ses lots, rassure les acquéreurs et évite les mauvaises surprises budgétaires. C’est un travail de fond, souvent invisible, mais qui fait toute la différence entre un immeuble bien tenu et un immeuble qui accumule les problèmes. Sur le long terme, cette rigueur se lit dans les comptes de la copropriété comme dans le prix de revente des lots, et c’est bien l’ensemble des copropriétaires qui en récolte les bénéfices.
Lire Plus »