🟢 L’essentiel à retenir : Le prix du kWh cumac est la valeur d’échange des certificats d’économies d’énergie. Il se négocie sur le registre Emmy, le plus souvent entre 6 et 9 € par MWh cumac ces dernières années (indicatif). Il varie selon les périodes, les niveaux d’obligation et les bonifications, et détermine directement le montant de votre prime CEE.
Le prix du kWh cumac est la clé de voûte économique du dispositif des certificats d’économies d’énergie : c’est lui qui détermine combien vaut un certificat, et donc le montant des primes versées aux ménages, copropriétés et entreprises qui réalisent des travaux.
Cours spot, transactions de gré à gré, évolution depuis 2018, conversion d’un volume de cumac en euros : voici ce qu’il faut savoir pour comprendre la valeur des CEE en 2026. Les chiffres cités sont des ordres de grandeur indicatifs ; seul le registre Emmy fait référence.
Le kWh cumac (« cumulé actualisé ») est l’unité de compte des CEE : il représente l’énergie économisée par une opération sur toute sa durée de vie, avec une actualisation annuelle. Chaque fiche d’opération standardisée (isolation, calorifugeage, GTB…) attribue un volume forfaitaire de kWh cumac aux travaux réalisés. Pour le détail du calcul, consultez notre article sur l’unité de mesure des CEE, le kWh cumac.
Retenez l’ordre de grandeur : 1 MWh cumac = 1 000 kWh cumac. Les cours s’expriment généralement en euros par MWh cumac, et un chantier génère couramment des dizaines, voire des centaines de MWh cumac.
Les CEE s’échangent entre acteurs (obligés, délégataires, éligibles) sur un marché dédié, adossé au registre national Emmy qui enregistre toutes les transactions. Deux canaux coexistent : le marché dit « spot », dont Emmy publie chaque mois le cours moyen, et les transactions de gré à gré, négociées directement entre acteurs, souvent dans le cadre de contrats pluriannuels.
Comme sur tout marché, le prix résulte de l’équilibre entre l’offre (les certificats produits par les travaux) et la demande (les volumes que les fournisseurs d’énergie obligés doivent restituer à l’État sous peine de pénalité). Notre page sur le marché secondaire des CEE détaille le fonctionnement de ces échanges.
Le tableau ci-dessous retrace les grandes tendances du cours spot Emmy pour les CEE « classiques », en fourchettes indicatives arrondies :
| Période | Cours spot indicatif (€/MWh cumac) | Tendance |
|---|---|---|
| 2018 | 4 à 6 € | Hausse progressive en début de 4e période |
| 2019-2020 | 8 à 9 € | Pic lié à des obligations relevées |
| 2021-2022 | 6 à 8 € | Détente avec l’offre abondante de la 5e période |
| 2023-2024 | 7 à 9 € | Remontée portée par le rehaussement des obligations |
| 2025-2026 | 8 à 9 € et plus | Marché tendu à l’approche de la 6e période (2026-2030) |
Ces valeurs sont données à titre purement indicatif : le cours évolue chaque mois et seules les publications officielles du registre Emmy font foi. Les CEE « précarité », comptabilisés séparément, suivent des niveaux proches mais distincts.
Plusieurs facteurs structurels expliquent les mouvements du prix du kWh cumac :
Le principe est simple : prime = volume de kWh cumac × valorisation au kWh cumac. Prenons un calorifugeage de réseau de chauffage générant 200 MWh cumac. Avec une valorisation indicative comprise entre 7 et 9 €/MWh cumac, le dossier représente entre 1 400 et 1 800 € de certificats.
Attention : le prix de marché Emmy est celui auquel les acteurs s’échangent les certificats, pas nécessairement celui reversé au bénéficiaire final. Chaque obligé, mandataire ou délégataire applique sa propre grille : comparez les offres à volume de cumac égal. Nos pages sur le prix des CEE et les barèmes CEE approfondissent cette nuance essentielle.
Le marché distingue deux compartiments. Les CEE dits « classiques » rémunèrent les économies d’énergie réalisées chez tout type de bénéficiaire. Les CEE « précarité » sont issus d’opérations menées au bénéfice de ménages en situation de précarité énergétique : les obligés doivent en restituer un quota spécifique, ce qui leur confère une cotation propre sur Emmy, généralement proche du cours classique mais pas identique.
Pour un bénéficiaire, cette distinction est transparente : c’est le demandeur qui classe l’opération. Elle explique en revanche pourquoi deux primes peuvent différer pour des travaux identiques, selon le compartiment dans lequel les certificats seront valorisés.
La référence unique est le registre national Emmy (emmy.fr), qui publie chaque mois le cours moyen des transactions spot et les volumes échangés, pour les CEE classiques comme pour les CEE précarité. Les statistiques du ministère de la Transition écologique complètent ce suivi avec les volumes délivrés et les niveaux d’obligation. Méfiez-vous des chiffres repris sans date sur des sites tiers : un cours CEE n’a de sens qu’à un instant donné.
À titre indicatif, le cours spot Emmy des CEE classiques évolue ces dernières années entre 6 et 9 € par MWh cumac, soit 0,006 à 0,009 € par kWh cumac, avec une tendance ferme à l’approche de la 6e période. Le cours change chaque mois : consultez le registre Emmy (emmy.fr) pour la dernière valeur officielle publiée.
Le prix résulte de l’équilibre entre l’offre de certificats produits par les travaux et la demande des fournisseurs d’énergie obligés. Il réagit donc aux niveaux d’obligation fixés pour chaque période, aux bonifications qui gonflent l’offre, au stock de certificats en circulation et au renforcement des contrôles. La pénalité encourue par les obligés défaillants joue le rôle de plafond théorique.
Multipliez le volume de kWh cumac généré par l’opération (donné par la fiche standardisée) par la valorisation proposée. Exemple indicatif : 200 000 kWh cumac valorisés 0,007 à 0,009 €/kWh cumac représentent 1 400 à 1 800 €. Le montant effectivement reversé dépend de la grille de chaque obligé, mandataire ou délégataire : comparez les offres.
Sur le registre national Emmy (emmy.fr), qui publie chaque mois le cours moyen des transactions spot et les volumes échangés, en distinguant CEE classiques et CEE précarité. C’est la seule source officielle de prix. Les publications du ministère de la Transition écologique complètent ce suivi avec les obligations et les volumes délivrés par période.
Plutôt que de surveiller les cours, confiez la valorisation de vos travaux à GC2E : mandataire CEE d’Engie, nous sécurisons votre prime au meilleur niveau pour vos projets d’isolation, de calorifugeage ou de GTB. Demandez votre devis gratuit dès aujourd’hui.
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