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Fin des passoires thermiques : l’impact des rénovations sur la valeur immobilière

La fin progressive des passoires thermiques transforme en profondeur le marché immobilier français : les logements mal classés au DPE (étiquettes F et G, puis E) subissent une décote croissante, tandis que les biens rénovés voient leur valeur verte fortement revalorisée. Dans ce contexte, les travaux de rénovation énergétique – isolation, chauffage performant, photovoltaïque – ne sont plus seulement un enjeu de confort, mais un véritable levier de valorisation patrimoniale et de sécurisation de la mise en location. Des acteurs spécialisés du solaire, comme Smart To, accompagnent précisément les propriétaires dans cette démarche, en intégrant le photovoltaïque à un projet global de performance énergétique.

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Fin des passoires thermiques : un tournant réglementaire

Les passoires thermiques désignent les logements très énergivores, généralement classés F ou G au DPE. Depuis 2023, un calendrier progressif d’interdiction de location de ces logements a été mis en place :​

  • Depuis 2023, les logements consommant plus de 450 kWh/m²/an sont considérés comme indécents et ne peuvent plus être loués.​
  • À compter du 1ᵉʳ janvier 2025, tous les logements classés G sont interdits à la location.​
  • En 2028, ce sera le tour des logements classés F ; puis les logements E seront concernés à l’horizon 2034.​

Parallèlement, des obligations comme l’audit énergétique pour la vente de biens mal classés renforcent la transparence sur la performance énergétique. Ce cadre réglementaire pèse directement sur la valeur immobilière : un bien qui restera louable et conforme dans la durée se vendra plus cher qu’un logement promis à des travaux obligatoires.​

Rénovation énergétique et valeur verte : des chiffres désormais documentés

Plusieurs études récentes confirment l’impact direct d’une rénovation énergétique sur le prix de vente :

  • Des analyses de transactions montrent qu’une amélioration du DPE peut entraîner une revalorisation de 4 à 10% en moyenne, voire davantage selon l’ampleur des travaux et le marché local.​
  • Des cas concrets mettent en évidence des hausses de 13 à 20% après rénovation lourde (isolation, chauffage performant, ventilation), pour des biens passés de F/G à C/D.​
  • Une étude « valeur verte » indique qu’une maison quittant le statut de passoire thermique (F ou G) pour atteindre la classe D peut gagner en moyenne 24% de valeur, soit environ 10% par étiquette gagnée.​

Dans un marché globalement ralenti (baisse des volumes de vente, correction des prix dans l’ancien), la valeur verte apparaît comme l’un des rares indicateurs durablement orientés à la hausse. Les acheteurs intègrent de plus en plus le coût futur de l’énergie et des travaux potentiels dans leur décision, ce qui renforce l’intérêt de rénover avant la vente.​

Le rôle du photovoltaïque dans la sortie de passoire

La rénovation énergétique repose en priorité sur l’enveloppe (isolation, menuiseries) et le système de chauffage, mais la production d’électricité photovoltaïque joue un rôle croissant dans l’amélioration du DPE et de l’attractivité du bien.​

Plusieurs éléments se cumulent :

  • Les panneaux photovoltaïques réduisent la consommation d’énergie finale du logement grâce à l’autoconsommation, ce qui est désormais pris en compte dans le calcul du DPE.​
  • Des estimations indiquent que la présence de panneaux solaires peut augmenter la valeur d’un bien de 4 à 10% en moyenne, selon la puissance installée, l’orientation et le marché local.​
  • Une étude citée par l’INES montre qu’un système de 5 kW peut représenter une plus‑value de 15 000 à 20 000 € à la revente, en plus des économies d’électricité.​

L’installation de panneaux solaires ne suffit pas, à elle seule, à faire sortir un logement de la catégorie F ou G si l’isolation est très défaillante, mais elle contribue à :

  • Améliorer le DPE lorsque l’enveloppe et le chauffage ont déjà été traités.​
  • Rendre le bien plus attractif en réduisant les charges énergétiques, argument clé pour des acquéreurs soucieux de leurs factures et de leur empreinte carbone.​

Dans une logique de projet global (isolation + chauffage + solaire), le photovoltaïque devient un complément stratégique pour consolider la valeur verte du bien.​

Investissement, rentabilité et temporalité

Du point de vue d’un propriétaire, la question n’est plus seulement « faut‑il rénover ? », mais quand et jusqu’à quel niveau :

  • Pour un bailleur, la rénovation énergétique est devenue une condition pour continuer à louer son bien au‑delà de 2025/2028 selon la classe DPE.​
  • Pour un propriétaire occupant, la question porte sur l’arbitrage entre confort, économie de factures et plus‑value potentielle à moyen terme.​

Les outils d’estimation mis à disposition par les pouvoirs publics permettent désormais de simuler la plus‑value immobilière associée à différents scénarios de travaux. Certaines analyses chiffrent l’impact global des rénovations sur le prix de vente à 15 000 à 20 000 € pour la sortie d’un statut de passoire, avec des variations importantes selon la localisation.​

Dans ce contexte, l’installation de panneaux photovoltaïques s’inscrit comme un investissement à double effet :

  • D’un côté, une rentabilité énergétique (économies d’électricité, revenus de vente de surplus).​
  • De l’autre, une valorisation patrimoniale (augmentation du prix de revente, meilleure liquidité du bien sur un marché où les acheteurs filtrent de plus en plus par DPE et charges).​

Vers une nouvelle norme de marché

La combinaison de la réglementation, des attentes des acheteurs et de la pression sur les coûts d’énergie conduit à un changement de norme :

  • Les logements non rénovés et mal classés voient leur valeur relative diminuer et risquent de devenir difficilement louables ou vendables sans travaux.​
  • Les biens rénovés, dotés d’une bonne étiquette énergétique et parfois d’une installation photovoltaïque, bénéficient d’une prime de marché de plus en plus nette.​

Pour les propriétaires, anticiper ces évolutions passe par une vision globale : isolation, systèmes de chauffage performants, pilotage des consommations et recours aux énergies renouvelables. Dans ce schéma, le photovoltaïque s’impose comme l’une des briques les plus visibles de la transition : il contribue à la sortie de passoire, renforce la valeur verte du bien et matérialise, sur le toit, la transformation énergétique du logement

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